La saison de la coquille a débuté le 1er octobre 2018 et, à priori, s'annonce prometteuse, mais dans le passé…

Selon les résultats des deux campagnes d'évaluation de l'IFREMER (institut français de recherche pour l'exploitation de la mer), publiées le mardi 25 septembre 2018, les stocks de coquilles sont au plus haut en baie de St Brieuc. La biomasse de coquilles exploitables est de 25 000 tonnes  contre 18 700 tonnes en 2017.

Certains parmi vous sont natifs d'Erquy et connaissent donc le passé de cette coquille tant appréciée. Pour les autres dont je fais partie voilà quelques infos!

La pieuvre commune : Il apparaît donc qu'actuellement le principal prédateur "raisonné" de la coquille est l'homme! Avant 1962, la pêche de la coquille était anecdotique. On raconte même que sur l'îlot du Verdelet, chaque caillou avait un nom et qu'il y en avait un qui s'appelait la "mare aux minards". Minard signifie pieuvre en patois breton. Il y en avait tant qu'on pêchait la pieuvre chez nous. Les pêcheurs ramenaient dans leur dragues principalement des praires et des oursins. Or, l'hiver 62 fut très rude, gelée et neige de novembre à mars, et la mer gela! Les pieuvres disparurent assurant l'augmentation des populations de coquilles.

L'étoile de mer : certains parmi vous sont sans doute allés à Océanopolis à Brest. Dans les aquariums , les animateurs approchent une étoile de mer d'une coquille et on voit la coquille claquer dans l'eau et faire marche arrière, la coquille "sent" l'étoile. Dans la nature ,cela se produit bien sûr;  les étoiles aiment les bivalves (deux coquilles), elles collent leurs bras à l'aide de leurs ventouses de chaque côté de la coquille et tirent avec force jusqu'à ce que le bivalve, épuisé, s'ouvre. L'étoile n'a plus qu'à le digérer vivant en installant son estomac dans la coquille qui se transforme en restaurant! Mais en baie de St Brieuc , les étoiles de mer sont en nombre raisonnable, donc pas de panique pour les amateurs de coquilles!

Un certain équilibre : les mesures de sauvegardes de la coquille ont porté leur fruit. Les pieuvres ne sont à priori pas revenues mais nous ne sommes pas à l'abri de phénomènes climatiques que nous ne maîtrisons pas. L'oursin, lui, a quasiment disparu à cause de la surpêche, quoiqu'en plongée, sous les pierres l'oursin vert ou violet fait timidement son retour. La nature change et s'adapte….,