Très rarement observable car plutôt discret, d'une grande élégance, le calmar est pourtant très présent dans toutes les mers du globe et donc bien sûr chez nous!

Observation :  il est difficile à observer car il vit de la surface à 400m de profondeur. Il se rapproche des côtes au printemps en période de ponte que sont ses masses gélatineuses sur l'estran que l'on observe actuellement! Il est souvent entre deux eaux et le fait qu'il soit transparent le rend difficile à observer pour le plongeur qui a tendance à regarder vers le fond. Je n'en ai vu qu'une seule fois, au port à la surface de l'eau, il y en avait trois de belle taille tout près de la surface, argenté dans la lumière; c'était très beau.

Portrait : il possède un corps fuselé. Il n'a pas d'os comme la seiche mais une sorte de lame en forme de plume qui fait office de squelette. Sa couleur est claire avec des tâches changeantes allant du brun au rouge. Il possède deux nageoires latérales qui lui permettent de flotter sur place. Sa tête est ornée de deux gros yeux globuleux qui lui permettent de voir sur 360°. La tête est entourée de 8 tentacules et de deux bras rétractiles, tous ont des ventouses. Sa bouche est constituée de deux mandibules cornées qui forment un bec  noir.

Un redoutable prédateur : cette allure gracile cache une véritable machine de guerre....Il se nourrit de plancton mais aussi de petits poissons. Le calmar pêche à plusieurs à l'affut faisant confiance à sa capacité de changer de couleur et de se fondre dans le milieu. Le poisson repéré est happé par ses deux tentacules et approché de sa bouche. Le calmar paralyse si besoin sa proie avec un venin capable de tuer un lapin! Il ne restera plus au calmar que de déchiqueter sa proie grâce à son bec qui ressemble à un bec de perroquet.

Quand il est lui-même en danger, il peut utiliser sa poche à encre pour aveugler son ennemi. Il nage également très rapidement vers l'arrière par bond.

Anecdote : le calmar peut parcourir de très grandes distances :"un médaillon en or fut trouvé en 1961 dans l'estomac d'un calmar capturé au large de San Sebastian en Espagne. Il avait été perdu deux ans plutôt par un baigneur à Barcelone à 1500m de là". Jules Verne a également décrit des calmars géants dans Vingt mille lieues sous les mers. Effectivement, on a découvert des restes de calmars hors normes dans les bouches et estomacs de cétacés qui plongent profondément et ont eu la chance d'apercevoir ces calmars géants!

Les nouvelles de la mer partent en vacances en "travaux pratiques" dans la belle bleue qui nous entoure pour revenir à la rentrée avec des bulles pleins la tête et de nouveaux sujets à découvrir!

Bel été à vous tous!