Rencontrer une tortue c'est un peu comme sa première neige où la première fois que l'on voit la mer, cela tient de la magie et cela reste une rencontre inoubliable!

Un côté  force tranquille, l'ancêtre des tortues marines vivait déjà aux temps des dinosaures donc du respect bien sûr avec beaucoup d'admiration!

La rencontre : eau claire, des patates de roche à gogo et, sous un petit surplomb, elle nous est apparue grande belle et majestueuse. C'était notre deuxième plongée et nous sommes restées quelque temps à la contempler. Elle, par contre, ne semblait pas intimidée; elle grignotait avec entrain des éponges. Nous avons appris par la suite qu'elle avait été baptisée et qu'elle fréquentait assidûment ce site de plongée et donc n'avait plus peur de nos bulles et de nos silhouettes peu communes. Elle a finit par partir à notre grand regret et quand elle a pris son envol pour regagner la surface, cela a été carrément magique, quelle grâce! 

Portrait : l'espèce que nous avons rencontrée était une tortue imbriquée, espèce fréquente dans les CaraïbesSa tête ressemble à celle d'un faucon avec un bec puissant. Les écailles de sa carapace puissante apparaissent comme les tuiles d'un toit. Elle peut mesurer jusqu'à 1m et broute des éponges sur les récifs coralliens peu profonds même si elle ne dédaigne pas les méduses, crustacés, algues et les oursins. Sa vitesse peut aller jusqu'à 25km/h avec des retours en surface pour respirer car notre tortue pratique l'apnée. Il est à noter que les tortues viennent se reproduire sur leur lieu de naissance et sont capables pour cela de parcourir des milliers de kilomètres.

Massive mais fragile : elle a été mangée, utilisée comme bijou ou objet de décoration. Maintenant, c'est la surpêche qui est son pire ennemi. De toute façon l'homme est souvent responsable de la diminution de sa population. Que ce soit sur ses lieux de ponte qui sont les plages qui deviennent touristiques et également en mer. Ses prédateurs naturels sont les orques et les requins mais là encore les collisions avec les bateaux ou autres engins motorisés restent fréquentes. Les sacs plastiques (nos déchets) se confondent aisément avec une méduse qui est l'un des mets préférés des tortues. Les filets des pêcheurs où les tortues s'emmêlent et les empêchent d'aller respirer en surface.

Mais ne soyons pas fatalistes, justes vigilants et respectueux il y aura d'autres rencontres toutes aussi magiques...