Poisson endémique de l'océan Indien et du Pacifique, il arrive dans les Caraïbes suite à une erreur humaine....

Il porte aussi le nom de rascasse volante ou poisson scorpion.

Une œuvre d'art : il aime l'ombre des roches, affectionne les grottes où on le rencontre par petits groupes de un à deux individus. Il  apparaît calme, souvent immobile, de stature imposante . On dirait un paon se pavant toutes ailes déployées. Sa coloration varie avec son habitat. Sur son corps, de grandes rayures blanches et noires avec de grandes épines sur ses nageoires pectorales.  Les épines sont du genre venimeux bien sûr voire mortelles. Il a, au dessus des yeux, comme deux petites cornes. Le jour, il se repose faisant la joie des photographes. La nuit, il chasse en bloquant les petits poissons par son imposante stature et en les aspirant assez brutalement par la bouche.

Une erreur humaine donc : en vidant leurs aquariums dans la mer des caraïbes, les océanographes de l'aquarium de Miami ont fait une erreur. Ils ont en fait déversé, dans l'eau du bain, des milliers d'œufs  qui au bout de trois semaines sont devenus des alevins. Bien sûr, pas de prédateurs dans son nouvel habitat pour ce poisson donc un développement assez rapide et bien sûr un grand désordre dans la chaine alimentaire car notre beau poisson lion a un féroce appétit.

Des solutions? Cette espèce est si invasive que l'observatoire de l'eau de Martinique a créé un site de suivi de sa prolifération. Les pêcheurs les tuent quand ils les remontent dans leur filet, de même quand il pêchent en apnée. On a même autorisé leur chasse pour les plongeurs bouteilles. Mais en Martinique il est même mangé par l'homme. Dans la nature, il existe une espèce de mérou qui le mange mais ces mérous sont peu nombreux. Certains requins peuvent être aussi leurs prédateurs. Il reste bien sûr très prisés des aquariums et recherchés dans certaines îles des Caraïbes pour sa chair qui serait paraît-il aphrodisiaque... affaire à suivre donc!