Eloge de la lenteur, de la gourmandise et de la beauté!

En plongée : "nous étions à faire un palier dans les laminaires, 3 minutes à tenir, j'étais gelée et impatiente de remonter. Les laminaires se baladaient au gré de la houle, et moi aussi!  Quelle ne fut pas ma surprise de voir que l'une des laminaires possédait des petites tâches jaunes et blanches, des parasites? Et bien non, c'était ma première rencontre avec des polycéras. Bien sûr sous l'eau quand on est en balade dans un milieu où nous sommes en observation continue, et qui rappelons-nous n'est pas le nôtre,  on observe en grand angle; on voudrait avoir plusieurs paires d'yeux pour tout voir. On oublie aussi de se concentrer sur quelques fois une algue, un caillou , un petit bout d'espace qui recèle en s'approchant de multiples trésors. Le polycéra récompense largement cette approche. "

Portrait : un corps blanc voire translucide, tout en délicatesse, présentant des tâches ou des stries jaunes vifs. Sa taille maximum peut aller jusqu'à 45mm de longueur. Son observation et surtout sa découverte demande une grande concentration. Sa tête possède des tentacules et une petite langue râpeuse qui grignote en permanence car notre polycéra est un redoutable prédateur de bryozoaires (rose de mer). Actuellement, sous l'eau, on peut apercevoir des pontes en forme de ruban de 2 à 3 mm de largeur formant un anneau incomplet et pouvant contenir jusqu'à 10 000 œufs.

Pour briller en société, à savoir que son nom vient du grec," poly", plusieurs, et" kéras", corne.