Nouveaux OGM : les grandes manœuvres des semenciers.

Les NTMG, les Nouvelles Techniques de Manipulation Génétique, pourraient rapidement et insidieusement donner vie à une 3e génération d'OGM non réglementés, sans étiquetage ni contrôle de leurs méthodes de production.

L'agrobusiness prend de moins en moins de précautions.

Les NTMG sont encore très expérimentales et les scientifiques sont loin de les dominer complètement. Cela n'empêche pas les industriels de demander déjà des autorisations commerciales.

La prolifération de ces techniques sert avant tout à constituer des empires, des monopoles sur l'alimentation mondiale. Elle a entraîné la méga-fusion des 6 firmes : Syngenta et chemChina, Down Chemical et Dupont, Bayer et Monsanto,. Les «Big six» qui s'étaient constituées dans les années 90 avec l'arrivée des premiers OGM, sont devenues les «Big Three» en quelques mois avec l'arrivée des nouveaux OGM. Les trois monstres contrôlent 60 % du marché mondial des semences. Ces fusions ne visent pas les parts de marché mais bien les portefeuilles de brevets.

Les NTMG visent à contourner les réglementations interdisant les OGM. Là encore, l'argument choc pour légitimer ce processus de fabrication : les NTMG seraient très proches de l'évolution naturelle des plantes. Comme pour les OGM, tout le vivant est concerné donc contaminé !

Pour aller plus loin :

Inf'OGM : Association de veille citoyenne sur les OGM, les biotechnologies et les semences : www.infogm.org

L'association suisse Stop OGM publient des informations très accessibles qui couvrent les OGM, la génétique humaine, la biologie de synthèse et les nanotechnologies. www.stopogm.ch

Fabriquer l'acceptabilité sociale des nouveaux OGM

Les discours politiques visent l'adhésion des citoyens à l'innovation techno-scientifique. Les idées ne manquent pas pour infiltrer et saturer la société toute entière de cette seule croyance : hors la science, point de salut. Une véritable propagande pro OGM !

Réorienter la lutte !

Avec les nouveaux OGM, la lutte et la mobilisation publique vont devenir plus compliquées.La bataille va se déplacer sur le terrain juridique, va être une affaire de spécialistes, plus vicieuse, plus difficile à suivre pour le public.

Le combat doit donc être différent : se focaliser sur les brevets et changer la façon de faire de la recherche, opter pour une recherche participative, en partenariat avec les citoyen-nes.