5 Mars 2016

 Une bonne vingtaine d'amapiens pour visiter la ferme de Quirouet ce samedi 5 mars rejoints par des personnes de l'Amap La Cessonnette. Une excellente occasion de faire connaissance avec des personnes d'autres Amap.

Le froid, oui, mais pas de pluie. Une chance ! Le plaisir de chacun d’être là est évident.

La ferme est un GAEC passé en bio depuis 2002 tenu par Hervé Talbourdet et son frère, François, avec Marie, officiellement dans le groupement depuis le 1er avril 2015, qui s'occupe plus particulièrement des ruches.

50 hectares dont 20 de prairies pour les brebis et 30 pour les céréales nécessaires à l'alimentation des brebis et à la fabrication de produits transformés comme : la farine de blé et de sarrasin, le sarrasin décortiqué et l'huile.

Les brebis    Les premiers agnelages ont débuté en décembre . Au nombre de 70 à ce jour. Deux agneaux sont nés il y a 2 jours, le dernier n'a que quelques heures. Encore une soixantaine de naissances sont prévues la semaine prochaine (+ d’un agneau en moyenne par brebis).
L'objectif est d’avoir 100 brebis en lactation avec des agnelages groupés en novembre-décembre ce qui voudra dire : pas de contrat pour ces deux mois-là la saison prochaine ou peut-être un contrat tomme (en réserve).
Dans un enclos avec quelques brebis, le bélier de race rustique Thônes et Marthod, de la région de Thonon, arrivé l’été dernier.

 

La traite   Deux fois par jour c'est la traite, six mois dans l'année puisqu'on compte 5 mois de gestation pour les brebis et un mois de repos avec le petit agneau.
La traite ne dure que 2 à 3 mn par brebis et donne 1l (soit 2l/jour par brebis). On nettoie le pis, le premier jet à la main puis à la trayeuse qui amène le lait directement dans la salle de transformation.
Le lait des brebis est très riche, plus gras que celui des vaches. Le lait sera transformé en yaourt, fromage blanc et tomme.
L’affinage des fromages commence 5 jours après leur conception et il faut attendre 6 à 8 semaines pour les consommer.
Hervé nous a confié un de ses projets : Faire du bleu. Quand ? c'est secret ! Peut être s'appellera-t-il « le bleu de Quinrouet »?

 

Les céréales – Les graines

 

La farine   Le moulin Astrié est utilisé en commun avec Laura Baudet. Il a été fabriqué dans les côtes d'Armor et son coût, neuf, est de 13000 € .
L’écorce de la graine est conservée, la farine sera plus complète. La graine est écrasée entre les deux meules, puis tamisée et tombe directement dans des sacs de farine (le moulin s'arrête quand il n'y a plus de grain à moudre ou lorsque les sacs sont pleins). Le son ressort d'un autre coté et sera donné en complément aux brebis et à manger à l'unique cochon qui a la chance de se régaler aussi du petit lait!

L'huile Une nouveauté!
Ici on travaille en pression à froid. La presse transforme 15kg à l'heure. Après un temps de chauffe d’environ 1h, elle travaille seule.
On sèche la graine de colza avant de la mettre dans la presse, cela augmente le rendement.
L'huile est à peu près à 25 -30° en sortie de presse. On récupère le résidu de pressage - le tourteau - très riche en protéines qui sera donné aux brebis. L'huile est mise alors à décanter. La mise en bouteille se fait à la ferme. Cette année, 350 litres d’huile de colza produites.
Les projets : des huiles de chanvre, lin, cameline, carthame et puis, avec le réchauffement climatique, plaisante Hervé "pourquoi pas de l'huile d'olive?"

Le miel   C’est le domaine de Marie. Les ruches sont arrivées il y a deux ans. L'année dernière pas de grosse récolte mais l'objectif est de maintenir 100 ruches.
Les abeilles : l’hiver, elles dorment. Au printemps elles sortent pour butiner les fleurs. Elle vont élever une reine: elle est longue et fine, elle ne sortira qu'une fois de la ruche se faire féconder par les faux bourdons. Quand elle rentre c'est pour pondre, les autres abeilles la soignent et la nourrissent. Quand il y a trop d'abeilles
dans la ruche, elles vont élever une autre reine. Pour éviter la surpopulation, la première reine part avec ses abeilles constituer un nouvel essaim, cela peut faire perdre des abeilles car le découvreur de l'essaim en sera propriétaire.

La ruche : elle est constituée à l'intérieur de différents cadres recouverts d'une feuille de cire gaufrée sur laquelle les abeilles vont construire les alvéoles. Ses cadres doivent être changés régulièrement pour éviter les maladies.
La production: on produit içi du miel de printemps ou d'été, 20kg par an par ruche. Les plantes cultivées autour de la ferme sont méllifères (colza, sarrasin ….) et plaisent bien aux abeilles.

A la fin de la visite, un excellent goûter maison préparé par les amapiens-ennes et des boissons chaudes nous attendaient dans le bureau. Vous pouvez retrouver les recettes du gâteau à la citrouille et à la châtaigne sur le site
Hervé et Marie ont fait découvrir du sarrasin décortiqué en salade uniquement assaisonné d’huile de colza et du riz au lait avec des pépites de chocolat.

Un après-midi partagé toujours aussi sympathique et instructif. Un grand merci à la famille Talbourdet qui nous a accueillis.